Edenborn, Nick Sagan

Résumé :

À la fin du XXIe siècle, l'espèce humaine a totalement été éradiquée par le Black Ep, un virus qui détruit l'ADN de ses victimes. Pourtant, une poignée d'hommes et de femmes hante encore les ruines du monde. Les scientifiques qui leur ont " donné naissance " avant la catastrophe les ont dotés d'un code génétique différent du nôtre, les immunisant contre le Black Ep. Ils ont passé leur enfance dans une Réalité Virtuelle Immersive, où ils ont vécu l'illusion d'une jeunesse normale et acquis les connaissances nécessaires à l'exécution de leur mission future : ressusciter l'humanité. C'est à cette tâche qu'ils s'attèlent aujourd'hui, mais, alors qu'ils sont sur le point de faire une avancée significative, plusieurs de leurs " enfants " meurent inexplicablement. Mutation du virus ou sabotage ?


Avis :

À la fin du premier tome, nous avions laissé Hal et ses amis abasourdis, ayant pris conscience qu’ils avaient tous grandi dans une RVI (Réalité Virtuelle Immersive), derniers survivants du monde nous connaissons. Alors, vu les caractères bien tranchés des uns et des autres, on ne pouvait s’attendre qu’à des réactions bien différentes, et c’est ce que je pensais trouver dans Edenborn. Bon, eh bien c’est pas tout à fait ça… Edenborn se déroule 18 ans après Idlewild. Hal a disparu, il existe maintenant deux clans ayant créé des enfants, l’un basé en Allemagne qui a pris le parti de la science, l’autre en Egypte, mené par Isaac, ayant pris le parti du retour au « naturel » (comprenez bourré de médicaments) et cherchant un réconfort dans la religion. Pandora assure quant à elle la maintenance de la RVI, tentant de faire la médiation entre les deux groupes.

Cette orientation du livre est assez déroutante, je n’avais pas envisagé que cette suite puisse mettre Hal de côté, c’est pourtant le cas ! Du coup, forcément ce n’est pas lui le narrateur de cet opus. Nous avons dans Edenborn cinq voix pour nous conter le déroulement des évènements. Pandora, Haji, Penny, le mystérieux Deuce et enfin Halloween plus loin dans le livre. Autant j’ai aimé suivre Pandora, puis Hal, Deuce aussi, autant les chapitres de Haji et Penny m’ont ennuyée. Les réflexions d’ados même post-apocalyptiques, ça va bien deux minutes, et après ça me fatigue, d’autant que je ne voyais pas du tout où tout cela allait nous mener.
Heureusement, après 200 pages où il ne se passe pour ainsi dire rien, la seconde moitié remonte le niveau. Le lecteur apprend des éléments clés, comprend le pourquoi de la première moitié (qui aurait pu être allégée quand même, je persiste), et l’action s’accélère, nous captive et nous surprend, jusqu’à ce qu’à la fin, on en veuille encore.
Clairement moins addictif que le premier tome, il faut s’accrocher pour mener la lecture d’Edenborn jusqu’au bout, mais on ne le regrette pas.

Commentaires

  1. J'avais bien aimé, mais moins que le premier. C'est vrai qu'Hal manque beaucoup dans cette première partie et Penny est plus que pénible (sans mauvais jeu de mot évidemment).
    Les passages d'Haji ne m'ont gênée que quand il versait trop dans le mysticisme.

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